Cher Monsieur Germain…

Louis Germain était instituteur à Alger, un de ses élèves s’appelait Albert Camus. Les éditions Gallimard, viennent de publier un recueil de correspondances échangées entre l’écrivain et celui qui fut aussi un père de substitution, le sien ayant disparu dans la boucherie de 14. Au rôle prépondérant du maître qui sut convaincre la mère et surtout la grand-mère de Camus de la nécessité de lui permettre de poursuivre ses études et qui l’accompagnat tout au long de sa scolarité, répond l’affection filiale d’un homme qui lui en sera toute sa trop courte vie, reconnaissant.

Louis Germain était aussi un de ces hussards noirs dont les gens de ma génération ont reçu le savoir. Ils s’appelaient chez nous : Bayrou, Lescure ou Mercadier, et si aucun d’eux, à ma connaissance ne connut la joie de voir sortir de sa classe un prix Nobel, il nous offrirent, parfois même par d’affectueuses taloches, la matière indispensable à la réalisation d’une vie accomplie. Et cela, nous non plus nous ne l’oublions pas.

L’école publique, laïque, universelle et ses enseignants dévoués, formés et compétents est un outil fondamental pour construire les sociétés humaines de demain. Toute autre vision élitaire, voire élitiste, est un leurre et ne conduirait qu’à la disparition de ce qui demeure encore de l’Égalité dans ce monde…

Henri Cazales / Radio-Asso. Montauban

« Cher Monsieur Germain… » d’Albert Camus. Lettres et extraits du « Premier Homme » ouvrage inachevé au Editions Gallimard collection Folio.

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