1953, un 14 juillet sanglant…

On connaissait le massacre de Charonne le 8 février 1962, on a découvert sur le tard l’assassinat des Algériens lors de la nuit tragique du 17 octobre 1961, mais qui se souvient encore de ce 14 juillet 1953 où, au terme de la manifestation ouvrière qui à l’époque clôturait la fête nationale, la police parisienne a tiré sur la foule des Algériens réclamant dans le calme et la dignité leur droit à l’indépendance ?

Il est vrai que si, ces Français musulmans et néanmoins de seconde catégorie, constituaient l’habituelle chair à bidule de la maréchaussée, les défenseurs des opprimés, le PCF en tête, pas plus que les journaux de toutes obédiences, ne firent de zèle à informer, trop occupés par les intérêts immédiats liés à la politique politicienne du moment.

A l’image du travail que réalisât Jean-Luc Einaudi sur les ratonnades d’octobre et révélé lors du procès Papon, l’infatigable militant antiraciste Maurice Rajsfus récemment disparu, produisit en 2003 un ouvrage d’analyses et de témoignages rachetant cette coupable amnésie. Ce livre est aujourd’hui publié à nouveau par les Éditions du Détour. Il bénéficie d’une préface de Ludivine Bantigny et d’une post-face de Jean-Luc Einaudi auxquelles on ne peut qu’adhérer tant elles nous relient à la sinistre actualité qui est aujourd’hui la nôtre…

Henri Cazales / Radio-Asso.

« 1953, un 14 juillet sanglant » de Maurice Rajsfus aux éditions du Détour.

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