Le prix du voyage…

Abderrahmane Benkloua quitte Mostaganem en 1956, poussé par la misère et les risques liés à la désertion de son frère de l’armée coloniale. Il découvrira la France généreuse, l’esclavage salarial, les bidonvilles boueux, les hôtels à punaises. Il sera tenu aussi comme citoyen, même de seconde zone, à effectuer son service militaire. Devant son peu d’empressement à servir la mère patrie, il sera incorporé dans une unité disciplinaire puis expédié en Algérie se cuire ou se geler selon la saison en protection des trains sur la ligne Oran-Alger et en grand danger des attentats régulièrement commis par les maquis. Sa conscience et les contacts qu’il a avec eux le font se rapprocher des rebelles jusqu’à son arrestation et son incarcération.

Libéré après les accords d’Evian, Il réalise très tôt, en voyant le nouveau régime se mettre en place et le peu de reconnaissance donnée aux véritables acteurs de la libération du pays, que la nouvelle Algérie ne deviendra  pas le pays des ses rêves. Malade et toujours sans le sou, il devra se résoudre à prendre le bateau pour Marseille.

Ce livre, édité chez L’Harmattan, est un témoignage poignant et écrit simplement et avec sincérité.

Même s’il raconte un parcours particulier, on y retrouve le chemin chaotique de tous les exilés, ceux d’hier mais aussi, hélas, ceux d’aujourd’hui…

Henri Cazales / Radio-Asso.

« Le prix du voyage » d’Abderrahmane Benkloua aux éditions L’Harmattan collection Graveurs de Mémoire.

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