L’empereur partit, les généraux restèrent…

Pendant longtemps après la fin de la grande boucherie, notre nombrilisme franchouillard  nous fit oublier que notre pays et notre peuple ne furent  pas les seuls à souffrir de cette guerre atroce et que de l’autre côté de la frontière, des êtres humains avaient enduré le même martyre. Il a fallu découvrir des romans comme : « A l’ouest rien de nouveau » pour prendre conscience que le prolétariat allemand fut lui aussi la victime des volontés militaro-économiques des politicards et des industriels de la mort.

Le roman-document de Theodor Plievier réédité aujourd’hui par les éditions Plein Chant nous éclaire sur les derniers jours du conflit, les luttes et les espoirs des marins mutinés et des ouvriers face aux ruines de l’ancien système et aux ambitions d’une  social-démocratie toujours prête à toutes les compromissions, à toutes les trahisons, pour endiguer les mouvements révolutionnaires et maintenir les prérogatives de la bourgeoisie et de ses intérêts.

Puisse la lecture de ce livre contribuer à ouvrir les yeux à celles et ceux qui pense encore que la solution de nos problèmes dépend de quelque sauveur suprême alors que seule la prise en main de nos vies, de façon collective et solidaire peut nous ouvrir des horizons radieux…

Henri Cazales / Radio-Asso.

« L’empereur partit, les généraux restèrent, » de Theodor Plievier aux éditions Plein Chant collection Précurseurs et Militants.

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