Guérilleros, France 1944…

Entre 1936 et 1939, la guerre d’Espagne servit de terrain d’expérience pour le second conflit mondial. Les nationalistes de Franco, soutenus par les puissances de l’axe affrontèrent un camp républicain divisé et handicapé par la « neutralité » des pays occidentaux. Seule l’URSS de Staline lui fournira du matériel de guerre. Mais à quel prix… Le parti communiste espagnol (P.C.E.), embryonnaire au début du conflit, va acquérir de l’importance au détriment des autres forces politiques et syndicales pourtant historiquement implantées dans les classes populaires. Parallèlement à la lutte contre les fascistes, il va s’appliquer à anéantir les autres composantes révolutionnaires et anarchistes.

A la suite de la victoire franquiste, les réfugiés espagnols vont s’engager en nombre dans la Résistance. Le Mouvement National Espagnol (M.N.E.) crée et contrôlé par le PCE, prétendant grouper les émigrés, mit en place « les guérilleros » avec pour objectif, une fois la France libérée, poursuivre le combat en Espagne et en chasser Franco. Une tentative avortée de pénétration eut lieu au Val d’Aran en octobre 1944. Malgré cet échec, dû à la précipitation et à l’impréparation, les dirigeants persistèrent à enrôler de gré ou sous la menace de jeunes antifascistes, n’hésitant pas à violenter les récalcitrants, voire les exécuter.

Henri Melich, réfugié depuis 1939, résistant FTP, s’engagea dans la 5 ème brigade des guérilleros. Après une mission périlleuse dans les Pyrénées, qui lui ouvrit les yeux sur l’indigence du commandement, il fut informé de l’assassinat de plusieurs de ses camarades. Dès lors, il n’eut de cesse de connaître la vérité et de les faire réhabiliter.

L’enquête qu’il menât avec Christophe Castellano aboutit à la rédaction d’un livre publié par les Amis de Spartacus. Un ouvrage qui contribue à rétablir des vérités, parfois douloureuses à entendre pour les descendants des « guérilleros » toujours prêts à vendre l’héroïsme de leurs pères face à la trahison de ceux qui ne pensaient pas comme eux…

Henri Cazales / Radio-Asso.

« Guérilleros, France 1944. Une contre-enquête » de Christophe Castellano et Henri Melich aux Amis de Spartacus.

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